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Projet “La Chose publique” épisode #2 : certains des collégiens sont venus participer à des ateliers pendant les vacances


Dans le cadre du projet « la Chose publique », dirigé par Claudia Stavisky, des ateliers de théâtre ont eu lieu durant les vacances scolaires, (les 23, 24 et 25 avril derniers). Ils conviaient les élèves de 3 collèges de Vaulx-en-Velin, partenaires du projet. Ainsi, 6 collégiens des collèges Pierre Valdo, Aimé Césaire et Henri Barbusse, sont venus à la (re)découverte de l’écriture et du jeu théâtral, à travers un stage intensif.

Simon Grangeat (auteur dramatique qui réalisera la commande d’écriture lors de la formation de la troupe vaudaise en septembre 2015), a animé, le matin, des ateliers d’écriture. Les jeunes participants, assidus et concentrés, ont ainsi produit plusieurs textes à partir du thème de la « chose publique ».

L’après-midi, Claudia Stavisky a accompagné les élèves dans la mise en voix et la mise en scène de leurs textes. Une belle et précieuse complicité, respectueuse et tranquille, s’est nouée durant ces 3 jours entre les élèves et la metteure en scène, témoignant d’un échange de qualité et d’une confiance mutuelle.

Cécile Auxire-Marmouget a pu, de son côté, initier les jeunes participants au jeu du comédien à travers notamment des exercices de placement de voix et de respiration.

Ces ateliers, en plus de constituer un souvenir agréable, leur ont permis de prendre confiance en eux et de découvrir les attraits de la carrière d’écrivain. Ces 6 élèves garderont un beau souvenir de leur passage au théâtre. Ils ont d’ailleurs eu l’occasion d’en visiter des endroits secrets et en sont sortis ravis !

Les élèves, pourtant d’établissements différents, ont beaucoup échangé entre eux et formaient un groupe appliqué et dynamique, préfigurant la création d’une troupe vaudaise à la rentrée 2015.

© Maxence Knepper

© Maxence Knepper

Retrouvez le reportage de France3 sur « La Chose publique »

[En roue libre] #épisode 3 – Entretien avec Claudia Stavisky


Si l’on regarde l’ensemble de votre parcours, parallèlement à quelques classiques, la grande majorité de vos mises en scène s’attache à mettre en lumière des écritures contemporaines. […] Existe-t-il des différences entre la façon dont vous abordez un classique et la façon dont vous abordez un texte contemporain ?
C. S. : Non, je ne crois pas. Je pense que la meilleure façon de traiter un auteur contemporain est d’envisager son écriture comme faisant déjà partie du répertoire de l’humanité, c’est-à-dire, avec la rigueur et la tendresse que l’on accorde aux textes qui ont franchi le temps. Par ailleurs, je ne pense pas que la profondeur de la relation qui s’établit entre un auteur et un metteur en scène passe forcément par le fait que le premier soit présent aux répétitions, ou que tous deux se parlent beaucoup au téléphone, comme j’ai pu le faire, à certaines périodes de mon parcours, avec Edward Bond, Elfriede Jelinek ou Enzo Cormann. Aujourd’hui, il s’agit davantage pour moi d’une reconnaissance mutuelle qui s’inscrit dans le cadre d’un travail d’équipe : chacun étant alors à sa place, au mieux de son talent, de ses capacités.

En roue libre sera la création en France d’un texte de l’auteure britannique Penelope Skinner. Comment pourriez-vous présenter son écriture ?
C. S. : Ce qui me bouleverse dans l’écriture de Penelope Skinner, c’est qu’elle parvient, à partir d’une langue absolument quotidienne, de séquences extrêmement simples et concrètes, à faire surgir un univers grandiose, épique, un univers qui porte la marque des grandes aventures humaines d’aujourd’hui. C’est une écriture assez étrange à lire, car elle peut, si on n’y prend pas garde, facilement être assimilée à une écriture télévisuelle. Mais, dès qu’on s’y attarde, qu’on porte un vrai regard sur elle, il apparaît un niveau de construction, d’intelligence, d’humour qui balaye tous les préjugés. Une chose, d’ailleurs, ne trompe pas : lors du processus de création d’un spectacle, si une pièce n’est pas réellement profonde, au bout d’un certain temps, on se met à patiner, à faire du surplace. Or, je dois dire qu’en travaillant sur En roue libre avec les comédiens, nous sommes allés, de jour en jour, de plus en plus profondément dans les strates d’une matière théâtrale surprenante, extrêmement dense, polyphonique, politique, libre.

Comment Penelope Skinner réinvente-t-elle le féminisme dans En roue libre ?
C. S. : Sa pièce ne traite pas du tout du féminisme, elle traite des femmes, ce qui n’est pas la même chose. En roue libre, c’est l’aventure d’une jeune femme qui cherche désespérément à vivre, qui est traversée par une pulsion de vie tout à fait hors du commun. Un peu à l’instar de Nora dans Une maison de poupée d’Ibsen, Becky va réaliser, à l’occasion de sa première grossesse, une sorte de parcours initiatique. Ce parcours s’inscrit dans notre « aujourd’hui » : c’est-à-dire dans une société au sein de laquelle les femmes ont atteint un niveau de liberté généralement considéré comme important, alors que les fondamentaux féministes sont en réalité en pleine régression. Dans un voyage circulaire à 360°, elle réalisera qu’il est quasi impossible de cohabiter avec toutes les femmes qu’un seul corps peut abriter. « Il y a tant de femmes en moi, pourquoi pas une pour Lui… », dit Ysé dans Partage de midi, de Claudel.

Cette vision prend également en compte — et de façon assez crue — la question de la sexualité féminine…
C. S. : Oui, car notre époque renvoie la sexualité des femmes et celle des hommes pêle-mêle, exactement au même endroit : la performance. Or, ce parallèle est profondément pornographique. Malgré les apparences, la sexualité féminine reste aujourd’hui aussi honteuse et aussi décriée qu’elle a pu l’être par le passé. Penelope Skinner traite ce sujet avec un humour extrêmement mordant, un humour qui fait exploser tous ces clichés.

Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat

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En roue libre à découvrir jusqu’au 1er février 2015
dans l’écrin intimiste du Théâtre des Ateliers !

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[En roue libre] #épisode 2 – la scénographie


Alors que les répétitions d’En roue libre ont débuté il y a quelques semaines aux Célestins, nous vous proposons une petite incursion dans la fabrique du théâtre en vous présentant le projet de scénographie. Il a été conçu par Alexandre de Dardel, par ailleurs scénographe des précédentes créations de Claudia Stavisky, Mort d’un commis voyageur (2012) et Chatte sur un toit brûlant (2013).
Le voisinage artistique imaginé cette saison avec le Théâtre Les Ateliers invite Claudia Stavisky à créer En roue libre dans un espace scénique plus adapté à cette proposition singulière.

La scénographie, c’est l’art de l’organisation de l’espace scénique, grâce à la coordination des moyens techniques et artistiques au service d’une tension dramaturgique entre un espace et une narration. Le scénographe compose ainsi avec des volumes, des objets, des couleurs, des lumières, et des textures. Mais loin de copier une forme du réel, la scénographie a une valeur autant métaphorique que visuelle.

Il est précisé au début de la pièce que l’action se déroule dans 3 cottages dans un village quelque part au centre de l’Angleterre. La maison de Becky et John, dite en travaux, figure à merveille ce couple qui essuie les plâtres.
Dès la scène d’exposition, 2 espaces coexistent sur le plateau, la cuisine et la chambre. 2 espaces qui symbolisent déjà les facettes de Becky, à la fois future mère et femme adultère. L’ensemble de la scénographie va donc jouer sur cette double vie. Une tournette, élément central du décor, incarne à la perfection les errements de Becky, ses hésitations ou revirements.
Penser un décor, c’est aussi le projeter dans les théâtres de la tournée. D’un diamètre de 5m60, elle sera parfaitement adaptée au plateau du Théâtre Les Ateliers. Sur celle-ci seront positionnés des panneaux mobiles, qui ouvriront ou fermeront l’espace, simulant des fenêtres ou des portes multifonction. Ils rendront possible des cadrages de toutes sortes. L’on pourra par exemple observer Becky téléphonant un soir à Oliver, son amant, depuis la cuisine, et dans un même temps son mari, qui attend sagement sa tisane allongé dans son lit.

Tournette et panneaux mobiles : un dispositif double pour figurer la double vie de Becky (projet En roue libre)

Tournette et panneaux mobiles : un dispositif double pour figurer la double vie de Becky (projet En roue libre)

Maquette au 1/12,5e (projet En roue libre)

Maquette au 1/12,5e (projet En roue libre)

À partir d’un même pan de mur, un jeu sur les lumières et un travail de matiérage viendront affiner les détails, pour figurer tour à tour une maison en travaux et en cours d’aménagement, ou une maison propre et habitée.
Pendant tout le premier acte, des fuites d’eau et d’étranges bruits de canalisation – grondements inquiétants et incessants – dus à de sérieux problèmes de plomberie transforment la chambre conjugale en tout le contraire d’un nid d’amour, et, faut-il le préciser ?, se révèlent métaphoriques de la situation oppressante qui pousse Becky… à la fuite.

Aux antipodes de la maison d’Oliver qui apparaît à l’acte 2.
Celle-ci apparaît sous le jour d’un véritable temple de l’amour, tout en épure : la scénographie y est recentrée autour du lit, et l’idée sera d’avoir une image au premier degré de la nature (pas trop verdoyante, car c’est un été dit « caniculaire ») et d’épurer ces rendez-vous amoureux autour du lit.

Proposition de scénographie Acte 2, cottage d’Oliver (projet En roue libre)

Proposition de scénographie Acte 2, cottage d’Oliver (projet En roue libre)

Des recours à des effets spéciaux seront par ailleurs nécessaires pour simuler tuyaux qui fuient, violents orages, scènes en extérieur…
Mais comment figurer les fameuses escapades à vélo de Becky ?
Affaire à suivre…

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À découvrir du 7 janvier au 1er février 2015
dans l’écrin intimiste du Théâtre des Ateliers !

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[En roue libre] #épisode 1 – Début des répétitions lundi avec l’arrivée des comédiens à Lyon !


En roue libre, c’est l’histoire de 3 couples, dans 3 cottages voisins au fin fond de l’Angleterre. Enceinte depuis peu, la jeune Becky vient d’emménager à la campagne avec son mari, John. Déboussolée par cette nouvelle vie, les changements qui s’opèrent en elle et un mari trop bienveillant, la jeune femme assiste au réveil de pulsions inattendues… Au cœur de la pièce, son vélo, symbole d’une liberté tant convoitée !

Pour sa nouvelle création, Claudia Stavisky a réuni une distribution prometteuse : Julie-Anne Roth interprétera l’héroïne Becky, dans sa quête éperdue d’identité. À ses côtés, David Ayala sera Oliver, cet homme manipulateur et prêt à tout pour la détourner du droit chemin. Éric Berger, notre « Tanguy » national, sera à son aise dans le rôle de John, le mari presque trop bien sous tous rapports, et Valérie Crouzet dans celui de Jenny, à la fois confidente de Becky et prétexte à ses escapades extraconjugales. Patrick d’Assumçao incarnera le plombier, Mike, et enfin Nathalie Lannuzel fera une apparition dans le rôle d’Alice, la femme d’Oliver, fraîchement rentrée de voyage.

Les comédiens de "En roue libre"

De gauche à droite : David Ayala ©DR, Julie-Anne Roth © Julien Falsimagne, Eric Berger © A. Didi, Nathalie Lannuzel © Alan Humerose, Patrick d’Assumçao © Arnaud Perrel, Valérie Crouzet © Carole Bellaiche

Une distribution alléchante pour cette comédie savoureusement « british », qui se plait à dérouter le spectateur…

À découvrir du 7 janvier au 1er février 2015
dans l’écrin intimiste du Théâtre des Ateliers !

[OUVERTURE DES LOCATIONS : mercredi 12 novembre]
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« Chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams, mise en scène Claudia Stavisky : ce soir la première aux Célestins !


Chatte sur un toit brûlant © C. GanetLa 1ère de Chatte sur un toit brûlant a lieu ce soir dans la grande salle pour sa reprise aux Célestins !

Hier soir plus de 300 personnes ont assisté à la répétition générale, un « temps de travail » en conditions de représentation introduit par Claudia Stavisky.
L’équipe très applaudie à l’issue du spectacle est prête pour le grand soir !

Petit clin d’oeil : les premières pages du programme de salle en avant première !

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Retrouvez également le teaser du spectacle
(Images prises lors de la création du spectacle à Grignan)

Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams, mise en scène Claudia Stavisky du 19 septembre au 20 octobre 2013 dans la grande salle.

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