• Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 8 034 autres abonnés

  • Archives

  • Commentaires récents

    Projet “La Chose pub… dans Projet « La Chose p…
    Projet « Territoires… dans Projet « Territoires en écritu…
    « L… dans Pour les fêtes, les Célestins…
    « L… dans Pour les fêtes, les Célestins…
    Hellbereth dans Du texte à l’affiche : théâtre…
  • Articles les plus consultés

Comité de lecture lycéen 2015 #3 : J-3 !


À quelques jours des restitutions publiques du Comité de lecture lycéen, qui ont lieu les 13 et 14 mars prochains, les jeunes continuent de se réunir aux Célestins pour répéter leurs dernières scènes.
Fantine Lacroix, élève au lycée Ampère, nous livre ses impressions sur cette aventure.

« Cette année, je découvre le Comité de lecture. J’y ai rencontré des personnes intéressantes dans une excellente ambiance de groupe, avec des professeurs compétents, motivés et motivants. Je me suis inscrite car je voulais pratiquer une activité théâtrale, et que l’on m’avait conseillé cet atelier. Les répétitions sont longues et nombreuses, mais loin d’être étouffantes ou ennuyeuses. Même si je m’attendais à plus de mouvement et de mise en scène, je ne regrette rien et suis pleinement satisfaite.

Les 2 textes traités, Suzy Storck et Une famille aimante mérite de faire un vrai repas sont intéressants. Traitant du chaos familial, on peut soit s’identifier à des scènes ou comportements (en moins marqué, je l’espère !) ou au contraire se révolter, réagir, comme dans les débats que nous faisons après la lecture de chaque texte.
Suzy Storck parle de cette femme au foyer qui ne sut ni s’adapter ni se révolter contre sa société qui ne lui convenait pas, et en devint folle, en devint monstrueuse, et commis l’irréparable. Cette pièce que nous allons représenter nous pousse à réagir sur le comportement de l’individu et de la société, y compris la nôtre, et m’a fait revoir ma vision de l’ »inhumain ».
Une famille aimante mérite de faire un vrai repas narre une famille à fleur de peau, au bord de l’explosion. Chacun des 2 parents a dépassé la limite de la folie, et les 2 enfants cherchent désespérément une bouffée d’air dans ce chaos. Ils fuient l’attachement sordide de leur mère aux valeurs de la famille et à chacun d’entre eux, et évitent ce père maniaque et survolté.

Ces 2 textes nous poussent à la réflexion, aussi bien groupée, durant les séances, que personnelle. »

Fantine Lacroix, lycée Ampère

Dans le cadre du projet « INTERREG – Territoires en écritures »

IMG_20150304_183001

Médiation : retour sur le parcours théâtral engagé avec le Lycée Gambetta de Bourgoin-Jallieu


Quelques jours après les représentations de Candide – si c’est ça le meilleur des mondes… par la compagnie Drôle de Bizarre, des élèves de 1ère du Lycée Professionnel Gambetta, à Bourgoin-Jallieu, nous livrent leurs témoignages sur le parcours théâtral engagé avec les Célestins depuis janvier 2015. Accompagnés par Véronique Kapoian, comédienne et metteure en scène, ils ont pris connaissance du texte de la pièce pour en jouer quelques scènes, et ont tour à tour incarné Candide, Cunégonde, Pangloss ou le Petit baron…

Le jeudi 26 février, après une visite du Théâtre et des coulisses, ils ont assisté au spectacle et ont pris plaisir à redécouvrir les scènes qu’ils avaient travaillées…

« J’ai vraiment apprécié cette sortie de théâtre car nous avions déjà vu certaines scènes de la pièce qui a été jouée. Cela nous a donc permis de découvrir les façons de jouer des acteurs. Nous avons passé une excellente journée. » Océane

« J’ai passé une très bonne journée au Théâtre des Célestins, ce fut une journée riche en découvertes. Le spectacle m’a beaucoup plu, je ne m’attendais pas à autant de modernité dans un conte aussi vieux. Et merci aussi à Véronique pour les séances de théâtre au lycée. » Julie

« C’était une journée très enrichissante pour moi, le théâtre est magnifique et immense. Sans parler du spectacle qui, lui, m’a beaucoup plu. Le jeu des acteurs n’avait rien à voir avec ce que l’on faisait de notre côté au lycée. J’ai été réellement emporté par l’histoire du jeune Candide grâce aux différents effets spéciaux présents durant la prestation des acteurs. Nous avons été bien accueillis, comme il se doit, avec une visite guidée complète du théâtre. Je pense que j’y reviendrai avec des amis pour assister à quelques spectacles. » Farès

atelier-candide

Projet « Territoires en écritures » : retour sur la création de “Nos serments” et la résidence de Julie Duclos #2


Dans le cadre du projet européen Territoires en écritures qui associe les Célestins et le Théâtre de Poche à Genève autour des écritures contemporaines, une résidence d’artiste a été proposée à Julie Duclos, metteure en scène de Nos Serments (cf. post du 25 nov 2014).
Dimanche 1er mars, 3 habitants de Lyon sont allés à Genève après avoir lu le texte de Julie Duclos et Guy-Patrick Sainderichin, très librement inspiré du scénario du film La Maman et la Putain de Jean Eustache.
Nabila, Pascal et Jean-Louis ont été invités à écrire librement sur l’un des personnages dont le comportement les a intrigués. Julie Duclos les a alors interviewés et c’est face à la caméra qu’ils ont donné leurs impressions avant et après avoir vu le spectacle. En parallèle 3 autres villes, Genève, Besançon et Annecy mènent un projet similaire ; travail qui sera restitué sous forme d’un long métrage clôturant ainsi la résidence à Lyon.

Pascal nous livre sa vision « près des étoiles » de cette journée riche et intense !

Un Dimanche près des étoiles

Dimanche 1er mars. Place des Célestins. 11h du matin. Nous partons pour Genève avec l’équipe des Célestins. Ambiance feutrée mais conviviale dans la voiture.
Je relis une dernière fois le texte de la pièce Nos Serments de Julie Duclos et Guy-Patrick Sainderichin. Nous avions la tâche excitante et délicate de choisir une scène, de la réécrire en décrivant notre ressenti sur les personnages.
Glissant sur le ruban noir de l’autoroute, nous allons rejoindre Le Poche où un atelier d’un jour nous attend avec la metteure en scène : des interviews courtes filmées avant et après le spectacle permettront de récolter « à chaud » nos impressions. Première interview et rencontre avec Julie, souriante et dynamique. Chacun notre tour, nous lisons notre interprétation de la scène sélectionnée et puis nous échangeons, d’une manière libre et détendue, autour du texte et des personnages.
17h : début du spectacle et là, surprise ! Le public est d’emblée en osmose avec les comédiens. Réactions, rires et chuchotements remplissent la salle et galvanisent les comédiens à fleur de peau. Une belle surprise !
20h30 : 2e interview : impressions et retours sur le spectacle et la mise en scène.
Nous terminons la soirée autour d’un verre avec l’équipe fort sympathique du théâtre.
Retour embrumé sur Lyon vers minuit.
État second d’une journée bien remplie, les yeux fermés mais remplis d’images, de belles personnes et d’étoiles.

© Elizabeth Carecchio

© Elizabeth Carecchio

Dans le cadre du projet « INTERREG – Territoires en écritures »
__________________________________________________
Nos Serments
Du 31 mars au 10 avril
En savoir +
Acheter des places

Comité de lecture lycéen 2015 #2 : dernière ligne droite avant les représentations publiques des vendredi 13 et samedi 14 mars 2015 aux Célestins !


Au fil des séances, les jeunes ont appris ce que signifient la présence et l’adresse sur un plateau. Ils doivent dire clairement, distinctement leurs textes, être précis dans leurs gestes et dans leurs mouvements. Tantôt ils chuchotent en chœur, tantôt ils crient…Christian et Véronique sont à leur écoute et leur donnent des indications pour trouver l’intention juste.
Ils se laissent prendre au jeu. Oubliés les dispositifs concrets, les décors amovibles, les objets superflus. Les jeunes sont là, textes en main, attentifs à l’interprétation de leurs camarades. Tous interprèteront un, 2, peut-être 5 personnages, tour à tour, un exercice particulièrement difficile et propre à la lecture-mise en espace.

Ce samedi 28 février, les jeunes participants ont eu le plaisir de rencontrer Julie Aminthe, auteure d’Une famille aimante mérite de faire un vrai repas. Cette séance a abouti à un foisonnement d’idées et de questionnements autour de la jeune écrivaine et de son parcours.
Qu’est-ce qu’écrire du théâtre aujourd’hui ? Comment perçoit-elle son texte, quand elle le relit ? Est-il difficile ou agréable de voir ses textes mis en scène ? Pourquoi avoir choisi le thème du « chaos familial » ?
Julie s’est prêtée avec beaucoup de joie et d’humour à ce jeu des questions-réponses.
Après ce temps de dialogue, le groupe a répété quelques scènes sous le regard de Julie, qui a donné des conseils aux interprètes sur certains dialogues et les intentions à porter à chaque scène.

Julie Aminthe en pleine dédicace...

Julie Aminthe en pleine dédicace…

Nul doute que ce temps d’échange a su nourrir la réflexion et le jeu des participants.
Rendez-vous les 13 et 14 mars prochains pour assister aux représentations publiques des 2 pièces qu’ils ont collectivement mises en espace.

Entrée libre sur réservation au 04 72 77 40 00, dans la limite des places disponibles.
En savoir +

Dans le cadre du projet « INTERREG – Territoires en écritures »

[En roue libre] #épisode 3 – Entretien avec Claudia Stavisky


Si l’on regarde l’ensemble de votre parcours, parallèlement à quelques classiques, la grande majorité de vos mises en scène s’attache à mettre en lumière des écritures contemporaines. […] Existe-t-il des différences entre la façon dont vous abordez un classique et la façon dont vous abordez un texte contemporain ?
C. S. : Non, je ne crois pas. Je pense que la meilleure façon de traiter un auteur contemporain est d’envisager son écriture comme faisant déjà partie du répertoire de l’humanité, c’est-à-dire, avec la rigueur et la tendresse que l’on accorde aux textes qui ont franchi le temps. Par ailleurs, je ne pense pas que la profondeur de la relation qui s’établit entre un auteur et un metteur en scène passe forcément par le fait que le premier soit présent aux répétitions, ou que tous deux se parlent beaucoup au téléphone, comme j’ai pu le faire, à certaines périodes de mon parcours, avec Edward Bond, Elfriede Jelinek ou Enzo Cormann. Aujourd’hui, il s’agit davantage pour moi d’une reconnaissance mutuelle qui s’inscrit dans le cadre d’un travail d’équipe : chacun étant alors à sa place, au mieux de son talent, de ses capacités.

En roue libre sera la création en France d’un texte de l’auteure britannique Penelope Skinner. Comment pourriez-vous présenter son écriture ?
C. S. : Ce qui me bouleverse dans l’écriture de Penelope Skinner, c’est qu’elle parvient, à partir d’une langue absolument quotidienne, de séquences extrêmement simples et concrètes, à faire surgir un univers grandiose, épique, un univers qui porte la marque des grandes aventures humaines d’aujourd’hui. C’est une écriture assez étrange à lire, car elle peut, si on n’y prend pas garde, facilement être assimilée à une écriture télévisuelle. Mais, dès qu’on s’y attarde, qu’on porte un vrai regard sur elle, il apparaît un niveau de construction, d’intelligence, d’humour qui balaye tous les préjugés. Une chose, d’ailleurs, ne trompe pas : lors du processus de création d’un spectacle, si une pièce n’est pas réellement profonde, au bout d’un certain temps, on se met à patiner, à faire du surplace. Or, je dois dire qu’en travaillant sur En roue libre avec les comédiens, nous sommes allés, de jour en jour, de plus en plus profondément dans les strates d’une matière théâtrale surprenante, extrêmement dense, polyphonique, politique, libre.

Comment Penelope Skinner réinvente-t-elle le féminisme dans En roue libre ?
C. S. : Sa pièce ne traite pas du tout du féminisme, elle traite des femmes, ce qui n’est pas la même chose. En roue libre, c’est l’aventure d’une jeune femme qui cherche désespérément à vivre, qui est traversée par une pulsion de vie tout à fait hors du commun. Un peu à l’instar de Nora dans Une maison de poupée d’Ibsen, Becky va réaliser, à l’occasion de sa première grossesse, une sorte de parcours initiatique. Ce parcours s’inscrit dans notre « aujourd’hui » : c’est-à-dire dans une société au sein de laquelle les femmes ont atteint un niveau de liberté généralement considéré comme important, alors que les fondamentaux féministes sont en réalité en pleine régression. Dans un voyage circulaire à 360°, elle réalisera qu’il est quasi impossible de cohabiter avec toutes les femmes qu’un seul corps peut abriter. « Il y a tant de femmes en moi, pourquoi pas une pour Lui… », dit Ysé dans Partage de midi, de Claudel.

Cette vision prend également en compte — et de façon assez crue — la question de la sexualité féminine…
C. S. : Oui, car notre époque renvoie la sexualité des femmes et celle des hommes pêle-mêle, exactement au même endroit : la performance. Or, ce parallèle est profondément pornographique. Malgré les apparences, la sexualité féminine reste aujourd’hui aussi honteuse et aussi décriée qu’elle a pu l’être par le passé. Penelope Skinner traite ce sujet avec un humour extrêmement mordant, un humour qui fait exploser tous ces clichés.

Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat

________________________________________
En roue libre à découvrir jusqu’au 1er février 2015
dans l’écrin intimiste du Théâtre des Ateliers !

En savoir +

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :