La courtisane amoureuse et autres contes grivois : l’envers du décor
Il y a des choses qu’un spectateur ne saura jamais, car il vient au spectacle, s’assoit et regarde une pièce, composée de quatre contes de La Fontaine, sans savoir que derrière tout cela, se cache un réel travail de prise en compte de son regard.
Chers spectateurs, lorsque vous arriverez, vous retrouverez cet ambiance de proximité, générée par l’endroit choisi : la petite salle des Célestins est un véhicule qui va vous conduire dans un univers magique, et qui va vous replonger dans votre enfance via les marionnettes et vous maintenir adultes, en suivant la réflexion posée par la présence des dévôts. Cette salle crée un imaginaire populaire qui nous amène à la cour d’un roi de ce temps, où les dévôts pointaient un doigt accusateur vers toute création touchant au sujet de l’amour, et où le spectateur venait apprendre ce qu’il ne fallait pas faire.
La compagnie Émilie Valantin présente avant tout sa pièce comme une envie d’offrir une distraction sur les contes oubliés d’un auteur fort connu, mais aussi de poser un décor qui transforme la vision générale qu’on peut avoir de l’époque de La Fontaine.
De ce divertissement de qualité, entre conte et témoignage d’une époque passée (mais pas si lointaine), il vous faut encore découvrir beaucoup de choses : les intrigues et les trésors d’imagination d’Émilie Valantin, pour parvenir à vous faire croire que tout personnage sur scène est fait de chair et de sang. Mais cela, ce sera à vous de le découvrir à partir du 8 octobre…
Julie Villessèche, étudiante en médiation culturelle
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